Le travail social et l’art de se maintenir dans tous ses états

Le travail social et l’art de se maintenir dans tous ses états

Par
Stéphane Richard, T.S., Ph.D.
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Professeur, École de service social, Université Laurentienne
srichard@laurentian.ca
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Roger Gervais, Ph.D.
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Professeur, Départements des sciences humaines, Université Sainte-Anne, Nouvelle-Écosse
roger.gervais@usainteanne.ca
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RÉSUMÉ :

Dans cet article, nous désirons prendre la mesure des interrogations qui portent à croire que le travail social serait dans tous ses états. À ce titre, et à partir d’une décomposition de la formation et des écrits en travail social, nous montrerons pourquoi les travailleuses sociales, notamment en fonction de leur posture critique-réflexive, ne peuvent qu’avoir l’impression d’être dans tous leurs états. Partant de là, nous rappellerons que l’objectif de la pensée critique-réflexive, qui est au cœur de la formation en travail social, n’est pas de créer la souffrance biopsychosociale que les professionnelles observent, mais plutôt d’inspirer le changement et l’engagement envers autrui.

MOTS-CLÉS :

Travailleuses sociales, pensée critique et réflexive en travail social, crise du travail social


ABSTRACT:

This article seeks to take stock of issues that would lead us to believe that social work is in a state of upheaval. To this end, working from a decomposition of social work training and writings, we will demonstrate why social workers, given their critical and reflective attitude, cannot help but have the impression that things are in a state of upheaval. Working from that premise, we will recall that the objective of critical and reflective thinking, which is central to social work training, is not to create the biopsychosocial suffering that professionals observe, but rather, to inspire change and a commitment to others.

KEYWORDS:

Social workers, critical and reflective thinking in social work, social work crisis