L’utilisation d’un animal dans une intervention en contexte de foyer de groupe : les effets perçus sur la création du lien de confiance et sur la gestion des émotions

L’utilisation d’un animal dans une intervention en contexte de foyer de groupe : les effets perçus sur la création du lien de confiance et sur la gestion des émotions

Par
Alexandra Vallée, T.S., M.S.S.
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Travailleuse sociale, Clinique familiale Amis-Maux
alexandravallee10@hotmail.com

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Claudine Parent, Ph.D.
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Professeure titulaire, École de travail social et de criminologie, Université Laval
claudine.parent@tsc.ulaval.ca

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RÉSUMÉ :

Cet article présente les résultats d’une intervention dans laquelle un chien a été intégré à une approche d’intervention cognitive-comportementale. Le but du projet consistait à vérifier si l’ajout d’un chien facilite la création du lien de confiance avec une nouvelle intervenante, en plus d’évaluer si cela permet de travailler plus efficacement la gestion des émotions des jeunes victimes de maltraitance qui sont hébergés en foyer de groupe. Les résultats de l’intervention montrent que la présence du chien facilite, dans une certaine mesure, la création d’un lien de confiance avec l’intervenante et l’apaisement des jeunes lors de moments anxiogènes. Considérant le lourd passé des participants et le temps relativement court alloué à la réalisation du projet d’intervention, ces résultats sont très encourageants. 

MOTS-CLÉS :

Jeunes victimes de maltraitance, foyer de groupe, intervention assistée de l’animal, gestion des émotions, lien de confiance 


ABSTRACT:

This article presents the results of an intervention project in which a dog was integrated into a cognitive-behavioral intervention approach. The goal of this project was to determine whether the addition of a dog facilitated the creation of a trust relationship with a new counsellor and check if it made it possible to work more effectively on the emotion regulation of young abuse victims living in group homes. The results of the intervention revealed that the presence of the dog did facilitate, to a certain extent, the creation of a trust relationship with the counsellor and the appeasement of the participants in times of anxiety. Considering the heavy past of the participants as well as the relatively short time allowed to carry out the project, these results are very encouraging. 

KEYWORDS:

Abused youth, group home, animal-assisted intervention, emotion regulation, trust relationship