Numéro 145

Présentation

Depuis plus d’une cinquantaine d’années, un grand nombre d’auteurs ont proposé des approches et des méthodes dites anti-oppressives. S’appuyant sur des perspectives variées (féministes, anti-racistes et marxistes, par exemple), les approches anti-oppressives sont souvent considérées comme faisant référence à des approches en travail social vouées d’abord au changement social plutôt qu’individuel (Baines, 2011; Pullen Sansfaçon, 2013)

Annie Pullen Sansfaçon, Ph.D., Professeure, École de travail social, Université de Montréal

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Promouvoir une perspective anti-oppressive dans la formation en travail social

Bien que la perspective anti-oppressive constitue un courant central de la pratique et de la formation des travailleurs sociaux, il y a peu de littérature francophone en travail social qui traite explicitement ce sujet (Pullen Sansfaçon, 2013). Cet article vise à en accroître la compréhension en s’appuyant sur la mise en commun des bagages respectifs de quatre professeurs œuvrant dans des programmes universitaires francophones en travail social au Québec. Se basant sur le partage des connaissances acquises au fil de leurs trajectoires variées au Québec, au Canada et à l’étranger, les auteurs présentent leur vision commune d’une perspective anti-oppressive ainsi que quelques stratégies et exercices pédagogiques mis en œuvre dans le cadre de cours en travail social. L’article se veut un outil pour les enseignants et les étudiants afin de soutenir leurs compétences respectives à transmettre et à apprendre les fondements d’une perspective anti-oppressive et ainsi à les intégrer tant aux milieux d’enseignement qu’à la pratique en travail social.

Edward Ou Jin Lee, Ph.D., Professeur, École de travail social, Université de Montréal

Sue-Ann MacDonald, Ph.D., Professeure, École de travail social, Université de Montréal

Roxanne Caron, Ph.D., Professeure, École de travail social, Université de Montréal

Annie Fontaine, Ph.D., Professeure, École de service social, Université Laval

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L’apport du savoir expérientiel des personnes usagères au sein de la formation en travail social

Ce texte a pour objectif de démontrer la pertinence du savoir expérientiel des usagers dans le cadre de la formation universitaire des futurs travailleurs sociaux en regard de la mise en œuvre de l’alliance avec la personne accompagnée. L’intégration des usagers dans la formation permet de réduire la distance sociale tout en favorisant la réflexion sur les inégalités structurelles. Ce texte s’appuie sur le modèle suédois du Gap Mending de l’école de travail social de l’Université de Lund. Les auteurs présentent plus particulièrement les aspects clés de la dimension relationnelle ciblés par des usagers lors d’une recherche norvégienne inspirée par l’approche anti-oppressive, tout en la reliant à la recension des écrits sur l’apport du savoir expérientiel dans le cadre de travaux menés à l’École de travail social de l’Université de Sherbrooke et visant la participation des usagers dans la formation.

Paul Morin, Ph.D., Professeur, École de travail social, Université de Sherbrooke, CIUSSS de l’Estrie - CHUS

Annie Lambert, Ph.D., Professeure, École de travail social, Université de Sherbrooke

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Le rôle des artistes en art communautaire et le processus d’empowerment : étude auprès d’artistes et de participantes au Québec

Cet article est tiré de notre mémoire de maîtrise portant sur l’art communautaire, l’empowerment et le rôle de l’artiste. Il fait état de nos données de recherche en accordant une attention particulière aux processus décisionnels mis en place au sein des groupes d’art communautaire pour assurer la collaboration entre l’artiste et les participantes et sur les paradoxes et les tensions que peut susciter l’idéal d’horizontalité mis de l’avant par certaines répondantes.

Caroline Blais, M.Sc., Organisatrice communautaire, Centre des femmes d'ici et d'ailleurs et Artiste-facilitatrice, Projet d'Art action du Rebond

Nengeh Maria Mensah, Ph.D., Professeure, École de travail social, Université du Québec à Montréal

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La démarche Photovoice à titre d’outil de changement social auprès des jeunes de la rue

Photovoice est une stratégie qui utilise la photographie comme outil de changement social. Ce projet novateur a été intégré dans le cadre d’ateliers de réinsertion sociale par Point de Rue, un organisme communautaire qui œuvre auprès des gens en rupture sociale. Cette méthode a été utilisée avec des jeunes de la rue puisqu’elle positionne l’individu dans une approche participative qui encourage l’expression de soi en permettant une voix par la prise de photos. La présente recherche vise à bonifier les connaissances quant à la compréhension de la participation sociale ainsi que la diminution de l’exclusion sociale des jeunes de la rue.

Lyne Douville, Ph.D., TCF, Ps., Ps. éd., Professeure, Département de psychoéducation, Université du Québec à Trois-Rivières

Alexa Dubé, M.Sc., Éducatrice spécialisée, Centre jeunesse de Montréal Institut universitaire

Myriam Émery, M.Sc., Intervenante sociocommunautaire à l’Office municipal de l’habitation de Trois-Rivières

Ariane Normand, M.A., Professionnelle de recherche et responsable des communications, Centre d’études interdisciplinaires sur le développement de l’enfant et la famille

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État des connaissances sur les enjeux relatifs à l’exercice de la parentalité des mères autochtones en situation de protection de la jeunesse

Cet article présente l’état des connaissances sur les enjeux relatifs à l’exercice de la parentalité de mères autochtones en contexte de protection de la jeunesse. Les réflexions s’articulent autour de perspectives des rôles et valeurs de ces mères dans l’éducation de leurs enfants et de la reconnaissance de ces repères culturels par les agences de protection de la jeunesse au Québec. Une analyse des incompréhensions qui émergent du rapport entre les mères autochtones et les institutions de protection est présentée et des pistes théoriques et des pratiques renouvelées en matière de services sociaux en enfance-famille autochtone en sont dégagées.

Karine Croteau, T.S., Ph.D. (candidate), Université de Montréal, Chargée de cours à l’Université d’Ottawa et assistante de recherche à l’Université du Québec en Outaouais, Récipiendaire de la Bourse La Personnelle 2015-2016, OTSTCFQ

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Le point sur la garde partagée : ce que la recherche nous dit et ne nous dit pas sur cette forme de partage du temps parental

Le partage du temps parental suivant une séparation et plus particulièrement la garde partagée sont des questions qui touchent à des valeurs fondamentales de notre société (la protection du lien parent-enfant et du bien-être des enfants) et qui entrent en résonance avec l’expérience personnelle de nombreuses personnes. Ces sujets sont controversés et génèrent des opinions parfois tranchées et des débats. Il n’est donc pas étonnant qu’ils soient régulièrement traités dans les médias d’information et les revues scientifiques et professionnelles. Cependant, il est de notre avis que de nombreuses nuances doivent être apportées à certaines idées largement véhiculées : la garde partagée est la nouvelle norme en matière de partage du temps parental, les tribunaux favorisent la garde par la mère ou partagée, la garde partagée est la « meilleure » ou la « pire » modalité de garde pour les enfants après une séparation, etc. En tant que chercheurs, travailleurs sociaux et psychologues s’intéressant aux transitions familiales associées à la séparation des parents, nous souhaitions rétablir quelques faits afin d’éclairer ces débats et indiquer où sont les besoins en matière de développement des connaissances.

Elisabeth Godbout, T.S., Ph.D., Stagiaire postdoctorale, École de service social, Université Laval

Marie-Christine Saint-Jacques, T.S., Ph.D., Professeure titulaire, École de service social, Université Laval

Amandine Baude, Ph.D., Stagiaire postdoctorale, École de psychologie, Université Laval

Michael Saini, S.W., Ph.D., rofesseur associé, Factor-Inwentash Faculty of Social Work, Université de Toronto

Tamarha Pierce, Ph.D., Professeure titulaire, École de psychologie, Université Laval

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Piste de lecture: Research as Resistance: Revisiting critical, Indigenous, and anti-oppressive approaches.

Susan Strega and Leslie Brown’s (eds.) second edition of Research as Resistance offers a collection of research stories contributed by social activists who recognize that research is an inevitably political act.

Strega, S. & Brown,

Résumé et commenté par Karen McCauley, , PhD, MSW, Assistant Professor

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Piste de lecture: Les riches font-ils le bonheur de tous?

Zygmunt Bauman,

Résumé et commenté par Isabelle Bouchard, M.A, T.S, Coordonnatrice et agente de stage

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L’apport de la démarche encyclopédique dans le parcours universitaire d’étudiantes en travail social 

Stéphane Richard, T.S., Ph.D

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