Numéro 152

Présentation

Ce numéro thématique s’intéresse au champ de l’intervention sociojudiciaire, à ses applications potentielles au Québec et aux réalités des acteurs qui en font l’expérience.

Audrey-Anne Dumais-Michaud, Ph.D., Professeure, Département de travail social, Université du Québec en Outaouais, Campus Saint-Jérôme

Célyne Lalande, T.S., Ph.D., Professeure, Département de travail social, Université du Québec en Outaouais

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Application de l’Entente multisectorielle relative aux enfants victimes de maltraitance : qu’en est-il de la formation des intervenants psychosociaux au Québec?

La présente étude vise à documenter le niveau de connaissance d’intervenants québécois formés dans le domaine psychosocial face à l’Entente multisectorielle. Plus particulièrement, il s’agit dans un premier temps d’évaluer la connaissance des intervenants quant à l’application de l’EM dans le cadre de leur travail ainsi que leur implication dans son utilisation au cours des cinq dernières années. Dans un deuxième temps, l’étude vise à documenter le sentiment des intervenants psychosociaux d’être suffisamment formés concernant cette entente ainsi que les facteurs associés à ce sentiment.

Marie-Ève Clément, Ph.D., Professeure, Département de psychoéducation et de psychologie, Université du Québec en Outaouais

Marc Alain, Ph.D., Professeur, Département de psychoéducation, Université du Québec à Trois-Rivières

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La spécialisation pénale et sociopénale dans le traitement des événements de violence conjugale judiciarisés à Montréal

Aux différentes étapes de la procédure pénale, il existe un éventail d’interventions pénales et sociopénales spécialisées en violence conjugale, dont certaines sont formalisées dans des directives internes ou des protocoles de collaboration. Cet article vise à brosser un portrait global de ces interventions dans le district judiciaire de Montréal. Les données utilisées à cet effet ont été recueillies lors des rencontres avec les membres de la Table de concertation en violence conjugale de Montréal en 2016 et 2017, puis mises à jour, complétées et catégorisées pour les fins de cet article.

Sonia Gauthier, Ph.D., Professeure, École de travail social, Université de Montréal

Célyne Lalande, T.S., Ph.D., Professeure, Département de travail social, Université du Québec en Outaouais

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L’intervention sociojudiciaire sous le regard juvénile : les modulations de l’accompagnement des jeunes qualifiés de contrevenants dans le système de justice des mineurs au Québec

Cet article s’intéresse au sens de l’intervention sociojudiciaire déployée auprès des jeunes qualifiés de contrevenants dans le système de justice des mineurs au Québec. À partir d’une recherche qualitative menée auprès de 16 jeunes adultes soumis à des peines effectuées dans la communauté lors de leur entrée dans l’âge adulte, il met en lumière les perspectives juvéniles sur les modalités d’intervention auxquelles ils sont exposés. 

Marie Dumollard, Ph.D. en administration publique et en science politique, École nationale d’administration publique, en cotutelle internationale avec l’Université de Rennes 1

Martin Goyette, Ph.D., Professeur titulaire, École nationale d’administration publique, CREVAJ

Patricia Loncle, Ph.D., Professeure des universités, Université de Rennes 1, Arènes

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L’intervention sociojudiciaire en contexte de protection de la jeunesse : points de vue de parents

Chaque année, au Québec, de nombreuses familles se retrouvent au centre d’interventions de protection qui visent à assurer la sécurité et le développement des enfants et des jeunes. Or, malgré les multiples recherches sur le sujet, on ne connaît que très peu le point de vue des parents par rapport aux interventions reçues. Il s’agit d’une situation paradoxale, puisqu’ils sont au cœur des pratiques. À partir de nos travaux d’analyse, nous souhaitons mettre en lumière quatre constats majeurs exprimés par les parents rencontrés qui permettent d’éclairer l’aspect sociojudiciaire des interventions en protection de la jeunesse. 

Annie Lambert, Ph.D., École de travail social, Université de Sherbrooke

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If she’s not going to protect herself, then how are we going to protect her? Managing risk in child protection practice with sexually abused teenage girls

Drawing from a qualitative study designed according to a girl-centred interpretive framework, this article addresses the influence of neoliberal and risk-thinking ideologies on child protection practices with sexually abused teenage girls. This article illustrates how these seemingly competing views contribute to a transformation of sexually abused teenage girls into rational actors who are regularly scrutinized for their capacities and failures to ensure their own safety in the aftermath of sexual abuse.

Rosemary R. Carlton, Ph.D., Professor, École de travail social, Université de Montréal

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L’article 810 et son utilisation en violence conjugale à Montréal : nuancer pour éviter un recul sur le plan de la judiciarisation

L’utilisation de l’article 810 du Code criminel (C.cr.) a fait l’objet récemment de plusieurs critiques qui remettent en question la pertinence de son usage lors des situations judiciarisées de violence conjugale. Nous proposons dans ce texte de discuter de ces critiques en nous basant sur l’expérience de la judiciarisation de la violence conjugale à Montréal telle que pratiquée par le service Côté Cour auprès d’une clientèle qui, en très grande majorité, ne désire pas témoigner et souhaite le maintien du lien conjugal, peu importe la gravité de la violence vécue.

Claudine Simon, Criminologue, Intervenante sociale au service Côté Cour

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Intervenant dans un programme social en itinérance : une question d’équilibre

Cet article vise, à partir d’une expérience d’intervenante sociale ayant travaillé notamment au sein du PAJIC durant huit années, de 2008 à 2016, à dresser l’esquisse de ce que peut être le rôle de l’intervenant social dans ce programme social. Après avoir présenté son contexte d’émergence et son fonctionnement, il s’agira de regarder les différentes fonctions des intervenants sociaux qui travaillent en contexte judiciaire et de faire ressortir les tensions qu’ils peuvent vivre. 

Isabelle Raffestin, Fondatrice de la Clinique Droits Devant, Candidate au doctorat, École de travail social, Université de Montréal

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Intervenir auprès d’une personne présentant des idées d’homicide : pour une intervention visant à assurer la sécurité de tous, sans pour autant oublier la détresse vécue par la personne

Dans cet article, une brève description des Outils d’estimation et de gestion du risque d’homicide élaborés par le CRAIP sera réalisée. Ensuite, il sera question des biais du travailleur social pouvant avoir un impact lors d’une intervention auprès d’une PIH, ainsi que de l’intervention auprès de cette dernière à l’aide des bonnes pratiques. Finalement, une section sera consacrée à la terminaison de l’intervention et, plus spécifiquement, à l’importance d’assurer la sécurité de toutes les personnes impliquées.

Anne-Michel Gauthier, T.S., Centre de recherche appliquée en intervention psychosociale

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Entretien avec Nathalie L’Heureux, T.S., Coordonnatrice aux interventions psychosociales au Service de police de la Ville de Terrebonne

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Tribunaux de santé mentale et bienveillance coercitive : une analyse critique de la justice thérapeutique

Le présent article propose une analyse critique des tribunaux de santé mentale en Amérique du Nord ainsi que de l’approche de justice thérapeutique qu’ils privilégient. Il sera tout d’abord question de contextualiser ces tribunaux spécialisés, pour ensuite mettre en lumière les débats qui se dessinent dans les écrits à leur sujet. Nous présenterons par la suite une analyse critique de l’application de la justice thérapeutique dans le domaine du droit pénal, où émerge une tension entre les objectifs d’aide et de contrôle. Enfin, nous nous pencherons sur le rôle des intervenants sociaux, dont des travailleurs sociaux, qui œuvrent au sein et en périphérie de ces tribunaux spécialisés, ainsi que sur les tensions auxquelles ils s’exposent.

Geneviève Nault, Étudiante au doctorat, École de service social et de criminologie, Université Laval

Katharine Larose-Hébert, Ph.D., Professeure adjointe, École de service social et de criminologie, Université Laval

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L’accueil familial en contexte de protection de la jeunesse

Cet article propose une analyse critique sur la place grandissante de l’encadrement sociojudiciaire dans l’accueil familial, tant sur le plan de l’implication possible des accueillants dans la sphère judiciaire qu’en ce qui a trait à l’établissement de normes légales régulatrices des interventions entre les accueillants et les intervenants de la PJ.

Patricia Ringuette, T.S., Étudiante au doctorat, Université de Montréal, Chargée de cours, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Martine Guénette, T.S., Étudiante au doctorat, Université de Montréal, Professeure invitée, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

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La réforme de la santé et des services sociaux (projet de loi 10) et ses effets sur les difficultés émotionnelles des intervenants de la Protection de la jeunesse au Québec

Adoptant un cadre d’analyse sociologique du phénomène des difficultés émotionnelles (DÉ), cet article présente une partie des résultats d’une étude qualitative portant sur les difficultés émotionnelles chez les intervenants œuvrant en protection de l’enfance au Québec. L’étude met au jour plusieurs facteurs conjoncturels évoqués par la majorité des répondants comme étant en cause dans leur DÉ. Elle met en lumière, notamment, la déconsidération de la protection physique et émotionnelle des intervenants sociaux, ainsi que l’appauvrissement de l’identité professionnelle, organisationnelle et des services sociaux.

Isabelle Le Pain, Ph.D., Professeure, École de travail social, Université de Sherbrooke

Katharine Larose-Hébert, Ph.D., Professeure, École de travail social et de criminologie, Université Laval

Dahlia Namian, Ph.D., Professeure, École de service social, Université d’Ottawa

Laurie Kirouac, Ph.D., Professeure, Département des relations industrielles, Université Laval

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Intersection entre culture et intervention d’autorité : point de vue et expérience de parents et de jeunes issus de l’immigration suivis en protection de la jeunesse

La clientèle des services de protection est de plus en plus diversifiée culturellement. L’intersection entre la culture et l’intervention en protection de la jeunesse soulève la question de l’adaptation des services. Cet article présente les résultats d’une étude qualitative réalisée auprès de 21 parents et de 20 jeunes issus de l’immigration et portant sur leur point de vue et leur expérience à l’égard de l’intervention. Les résultats permettent de constater l’influence du contexte d’autorité sur les relations intervenant-famille immigrante. 

Chantal Lavergne, Chercheuse, Institut universitaire Jeunes en difficulté, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CCSMTL), Professeure associée, École de travail social, Université de Montréal

Sarah Dufour, Professeure titulaire, École de psychoéducation, Université de Montréal, Membre régulière de l’Institut universitaire Jeunes en difficulté du CCSMTL

Rosita Vargas Diaz, Candidate au doctorat, École de travail social, Université de Montréal

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Action collective et participation citoyenne : leçons tirées de l’expérience La Voix des parents

L’article expose le cheminement différencié de deux groupes de parents, un anglophone et un francophone, engagés dans le projet La Voix des parents (VDP) au sein de deux communautés de la MRC de Pontiac en Outaouais. Des facteurs favorables et défavorables à l’action collective et à la participation des parents ont été mis en lumière, tels leur composition (homogénéité ou hétérogénéité), les rapports de pouvoir qui s’y développent, la culture de participation sociale présente dans les milieux ainsi que le type de soutien des instances de concertation locale ou des organismes qui ont propulsé et soutenu les deux groupes.

Julie Sénéchal, Coordonnatrice de projets en développement des communautés, Ville de Gatineau

Denis Bourque, Ph.D., Professeur titulaire, Département de travail social, Université du Québec en Outaouais, Directeur du Centre de recherche et de consultation en organisation communautaire (CRCOC)

Gédéon Verreault, Responsable de l’évaluation et de l’apprentissage, Initiative sherbrookoise en développement des communautés

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À propos de la refonte du Code de déontologie des membres de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec

La déontologie professionnelle, au contraire de ce qu’on peut penser, n’est pas cadenassée dans le temps. L’évolution du Code de déontologie des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec n’y fait pas exception, comme nous le montrerons dans cet article grâce à un brossage historique allant du début de la profession jusqu’à nos jours avec le nouveau Code de déontologie. Cette mise en contexte, en plus de nous permettre de préciser les raisons d’être et les limites du Code de déontologie, facilitera notre travail visant à exposer et à commenter les obligations et les responsabilités déontologiques qui s’appliquent à l’ensemble des professionnels au Québec, mais aussi celles qui sont spécifiques aux travailleurs sociaux et aux thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec.

Stéphane Richard, T.S., Ph.D., Professeur, École de service social, Université Laurentienne

Richard Silver, T.S., avocat à la retraite, LL.M., Ancien conseiller juridique de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec

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PISTE DE LECTURE | Les droits et le travail social. Définitions, enjeux et perspectives | Céline Bellot

L’ouvrage vient combler un vide dans les connaissances dédiées au travail social et aux droits. Il a pour objectifs de présenter les différentes législations auxquelles les travailleuses sociales ont recours dans leur pratique quotidienne, de former des praticiennes éclairées sur le respect des droits fondamentaux des individus et la promotion de la justice sociale et de vulgariser les notions juridiques entourant le cadre légal de la pratique en travail social. Ce manuel se veut donc un guide de familiarisation pour les étudiantes en travail social qui naviguent dans cet univers de connaissances juridiques parfois complexe que sont les lois et les cadres légaux encadrant leur pratique.

Résumé et commenté par Ariane Hamel, Baccalauréat en travail social, Candidate à la maîtrise, Département de travail social, Université du Québec en Outaouais

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